
Les records sont faits pour être battus.
Il y a 9 jours, la température avec -9 avait eu sa une victoire.
Pendant une semaine la neige de son côté avait tenu.
Mais insatisfaite, elle est revenue, avec 15 cm, c'est la gloire.

Les records sont faits pour être battus.
Il y a 9 jours, la température avec -9 avait eu sa une victoire.
Pendant une semaine la neige de son côté avait tenu.
Mais insatisfaite, elle est revenue, avec 15 cm, c'est la gloire.
Ce matin, au réveil, commence la période du blanc
Rien à voir avec les fausses promesses du commerce,
Mes cerisiers et mes pommiers se sont teints en noir et blanc.
C'est son heure, on l’attendait, elle saupoudre les jardins
La Neige s'étale finement sur forêts et les coteaux.
Les pelles s'activent, le sel est répandu, il faut bouger, rouler.
les nuages gris veillent, leurs seaux sont pleins,
Ils vont verser à nouveau leurs réserves de neige.
Le Soleil glisse sans chaleur au-dessus du voile grisé
Le Froid vigilant et déterminé fige le décor cotonneux
En haut, ébouriffés, les oiseaux transis cherchent un abri
Le merles étrangement silencieux picorent les graines du lierre
Leurs becs jaunes ponctuent l'écran monochrome de nos songes
Ce soir, la lumière éteinte, des créatures fantomatiques errerons
Elles imprimeront leurs étranges traces sur le tapis immaculé.

Ce matin, toutes nos roses se sont endormies,
Le gel les a figées dans ses fins filets blonds,
Mais ici, là et là, ils pointent leurs bourgeons,
Les premiers camélias s'étirent dans la nuit.
Leur rouge éclate dans leurs robes luisantes.
Cachés des chaudes journées de nos vacances,
Le froid vif les tire de leur douce somnolence.
Sans égaux, ils colorent nos allées reposantes
Rouges, blancs, voici venu leur grand moment
L'hiver leur offre l'espace et le temps de régner,
Pendant les fêtes, dehors, allons nous en régaler

C'est le temps de l'avent, Noël approche
Là-bas sous le tapis des feuilles d'automne,
Bien à l'abri, Rose tisse sa plus belle robe,
Elle hésite, sera-t-elle blanche, sera-t-elle mauve?
Un regard autour, il faut faire le bon choix
Son voisin Camélia s'est habillé de rouge
Derrière, Jasmin se drape de jaune.
Elle, plus petite doit attirer le regard.
Et bien c'est décidé elle prend la blanche.
Noël est là, il fait froid, les lumières brillent.
La ronde colorée des fleurs d'hiver s'élance.

Ce matin,
Il y avait
Des milliers de diamants
Dans les champs.
Les gens ont dit:
"C'est la gelée."
Mais moi,
Je sais bien
Que c'est la lune
Qui a fait craquer
Tous ses colliers.
Anne-Marie Chapouton
https://leblogdechatnoir.fr/poemes-dhiver/
Après un réveil brumeux, là-haut, le soleil est loin des journées si chaudes.
Il s’étire et illumine doucement les forêts de leurs lumières chaudes.
Les jardins virent au jaune, au rouge, à l’orange sous les danses des feuilles.
Les vents puissants chahutent les branches et secouent les grands chênes.
Les tuniques et les chemises se fondent dans les couleurs des arbres.
Les longs manteaux rassurent sous leurs épaisses toisons.
La nouvelle fraîcheur des matins fait passer les joues au rouge vif.
Les écharpes ressorties s’enroulent, épaisses, autour des cous.
Les pas se font plus amples pour arriver vite au logis.
Les parapluies secoués, on s’engouffre dans l’abri.
Le feu de bois crépite dans l’âtre. Ah ! on l’aime ce bel automne,
Enfoncé dans son fauteuil près des bûches bien au chaud.

Après "Nicolas à l'Elysée"
Voilà "Nicolas en Prison".
L'hyperprésident Nicolas premier,
"L'illustre N" moderne est embastillé.
Comme beaucoup "d'innocents",
Il est tout bonnement déclaré coupable.
C'est l'histoire de l'arroseur arrosé.
Le Garde des Sots veut lui rendre visite.
Avec son fan club, il vitupère contre cette loi "injuste",
Celle qui l'envoie en Santé.
Elle a simplement été votée sous sa présidence.
Lui qui voulait tant réprimer toute cette "racaille".
Après Marine, c'est amusant de voir
La mise en œuvre de cette loi "efficace".
Ouf ! Le représumé innocent va vite être libéré.
Bientôt il aura un nouveau procès en Appel.
La justice très indépendante suit son cours.

Au départ la souffrance, profonde, répétitive.
l’expertise médicale vient prendre la main.
Dans le sommeil factice, la guérison s’active.
Au réveil lentement une douleur se ravive.
De retour au domicile on se pense guéri.
On espère la tranquillité, on oublie la cicatrice.
Sous le pansement les fils tirent, les chairs se lient.
Difficile d’aimer ces douleurs réparatrices.
Les soins suivent avec les sommeils récupérateurs.
Enfin des doigts agiles enlèvent les fils.
Le temps passe, la guérison ramène le bonheur.
Au final, pas de regret pour cette chirurgie habile.
Oh qu’il est puissant ! Depuis des années, il sait.
Mais là, un coup de vent et la foudre dévie.
Tel un boomerang elle lui retombe sur le nez
Par le caprice d’un figurant de tragicomédie
D’un coup le marionnettiste a perdu ses fils.
La poupée libérée prend ses libertés sans attendre,
Sans scénario, la troupe de l’hyperprésident se défile.
Les spectateurs prennent le contrôle sans surprendre.

C’est l’automne depuis 2 jours, il pleut
La valise est chargée, cap au sud, il pleut
L’été se prélasse sur le pont en dansant,
la lavande fini de parfumer les champs
Les Baux se peignent en mille lumières
Les villages se sèment sur les collines, fiers
Au loin, le Ventoux se cache dans les nuages
La route emporte les cyclistes de tous âges
Là haut le soleil réchauffe le grand désert blanc
Il surnage sur la marée des nuages ondulants
Partis de Camargue ils se dissolvent et fondent
En bas, la Nesque plonge dans ses gorges profondes
Les galeries d’ocre s’enfoncent dans le Lubéron
Après 2 jours, l’été se fatigue aussi, même à Avignon
L’automne arrive, les valises sont chargées, il pleut

Une noix
Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ?
Qu'est-ce qu'on y voit ?
Quand elle est fermée
On y voit la nuit en rond
Et les plaines et les monts
Les rivières et les vallons
On y voit
Toute une armée
Des soldats bardés de fer
Qui joyeux partent pour la guerre
Et fuyant l'orage des bois
On voit les chevaux du roi
Près de la rivière
Une noix
Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ?

Chute du gouvernement et départ du 1er ministre,
Nomination d’un nouveau 1er ministre,
C’est le tour de Sébastien Lecornu,
Sa durée probable n’est pas encore connue.
Et tourne le carrousel de Matignon,
Tel une boîte à lumière de salon,
Il projette les images surannées,
Répétitives de personnes dépassées.
Et les anticyclones suivent les dépressions,
Le soleil succède aux averses, c’est la saison,
Jonglant entre les gouttes, je prépare le jardin
Heureux, pour l’hiver et le printemps prochain

Mais où est-elle ? Lune pleine vous riez !
Derrière les nuages, vous souriez ?
Un voile timide prépare l’orage prochain
Pourtant elle est bien levée au lointain
Le soleil brille mais laisse la lune éteinte
Et la terre tourne et danse sur sa ronde sans fin.
Et la lune mutine dans son ombre se cache
Et les nuages effacent le rouge lunaire qui fâche
Enfin doucement elle s’écarte et montre un premier quartier
Enhardie et réchauffée de tout sa beauté elle s’éclaire en entier
C’est le moment de ce ballet astral que choisit sur terre
Un ministre pour soigner son éclipse de théâtre terre à terre
Pendant 2 ans Le réchauffement les a bloqué
Tout ce temps, le gel tardif nous en a privé
Mais enfin, les revoilà violettes et gonflées
De magnifiques prunes promesses de délices
Nos grands paniers d’osier se remplissent
Les coupes de fruits se garnissent
Les chaudrons se préparent pour les confitures
Les livres de recettes s’ouvrent pour la lecture

Bon sang, qu’il fait chaud, non, trop chaud !
Au cœur d’un volcan ou au bord d’un cratère.
Évidemment, Il faut être fou pour s’y aventurer
Et espérer le froid ou au moins la fraîcheur
Mais voilà, ce jour, la brûlure vient du ciel
Le volcan est éteint et la lave est froide
Le soleil s’agite, le vent se repose, l’été chauffe,
c’est le temps de la canicule et du tourisme sans clim.