14° gagnés par les rideaux et murs épais de notre maison. Dehors le soleil brûle les herbes et les plantes. Dedans les boissons fraîches et fruitées coulent.
Dès le matin les flots abreuvent les plates-bandes. Le soleil couché, les arrosoirs étanchent la soif des fleurs. La nuit dans une fraîcheur retrouvée nous dormons.
C’est l’été, c’est le moment d’aller de magasins en musées, C’est le temps des grottes et des lectures. C’est le moment d’aller très haut dans les cimes.
Les autos fraîches traversent les campagnes. Reposés nous roulons, nous visitons. C’est juste un moment de l’été, mais très chaud.
Hier était le dernier jour, elles sont dans le passé Des idées et des valeurs trop souvent esquissées Des programmes péniblement travaillés par tonnes Les indispensables convictions, belles, fortes et bonnes
Et Quelques grands tambours et trompettes de-ci, de-là Des calculs très alambiqués qui tombent souvent à plat Les évitables égos surdimensionnés qui se voient César Les vagues promesses douteuses proclamées au hasard
Et De brillantes victoires mais que des gagnants Les déçus silencieux qui se retirent simplement
Il est bien tôt, février s'en va doucement Le soleil nous trompe, il est déjà là Il assèche la campagne encore détrempée Est-ce que le printemps est tombé de son lit? En tous cas elle le croit, toute petite Cachée dans les prairies et les herbes folles Elle se fait coquette et parfume ses visiteurs C'est toute la famille Violette que est en balade
Coupe, Taille, Broie. Enfin une petite pause hivernale, Coupe, Taille, Broie. Après le grand froid et la pluie Coupe, Taille, Broie. Les arbres attendent le coiffeur Coupe, Taille, Broie. Il faut les préparer au printemps
Copeaux, tapis de copeaux. C'est sûr, le froid va revenir Copeaux, tapis de copeaux. La chaleur aussi va revenir Copeaux, tapis de copeaux. Et si le gel revient après la chaleur? Copeaux, tapis de copeaux. Utile ce tapis contre les mauvaises herbes
Bien agréable ce soleil …… Ah! Il est temps de prendre un thé Juste des plaisirs de jardinier
Les records sont faits pour être battus. Il y a 9 jours, la température avec -9 avait eu sa une victoire. Pendant une semaine la neige de son côté avait tenu. Mais insatisfaite, elle est revenue, avec 15 cm, c'est la gloire.
Ce matin, au réveil, commence la période du blanc Rien à voir avec les fausses promesses du commerce, Mes cerisiers et mes pommiers se sont teints en noir et blanc. C'est son heure, on l’attendait, elle saupoudre les jardins La Neige s'étale finement sur forêts et les coteaux.
Les pelles s'activent, le sel est répandu, il faut bouger, rouler. les nuages gris veillent, leurs seaux sont pleins, Ils vont verser à nouveau leurs réserves de neige. Le Soleil glisse sans chaleur au-dessus du voile grisé Le Froid vigilant et déterminé fige le décor cotonneux
En haut, ébouriffés, les oiseaux transis cherchent un abri Le merles étrangement silencieux picorent les graines du lierre Leurs becs jaunes ponctuent l'écran monochrome de nos songes Ce soir, la lumière éteinte, des créatures fantomatiques errerons Elles imprimeront leurs étranges traces sur le tapis immaculé.
Ce matin, toutes nos roses se sont endormies, Le gel les a figées dans ses fins filets blonds, Mais ici, là et là, ils pointent leurs bourgeons, Les premiers camélias s'étirent dans la nuit.
Leur rouge éclate dans leurs robes luisantes. Cachés des chaudes journées de nos vacances, Le froid vif les tire de leur douce somnolence. Sans égaux, ils colorent nos allées reposantes
Rouges, blancs, voici venu leur grand moment L'hiver leur offre l'espace et le temps de régner, Pendant les fêtes, dehors, allons nous en régaler
C'est le temps de l'avent, Noël approche Là-bas sous le tapis des feuilles d'automne, Bien à l'abri, Rose tisse sa plus belle robe, Elle hésite, sera-t-elle blanche, sera-t-elle mauve? Un regard autour, il faut faire le bon choix Son voisin Camélia s'est habillé de rouge Derrière, Jasmin se drape de jaune. Elle, plus petite doit attirer le regard. Et bien c'est décidé elle prend la blanche.
Noël est là, il fait froid, les lumières brillent. La ronde colorée des fleurs d'hiver s'élance.
Après un réveil brumeux, là-haut, le soleil est loin des journées si chaudes. Il s’étire et illumine doucement les forêts de leurs lumières chaudes. Les jardins virent au jaune, au rouge, à l’orange sous les danses des feuilles. Les vents puissants chahutent les branches et secouent les grands chênes.
Les tuniques et les chemises se fondent dans les couleurs des arbres. Les longs manteaux rassurent sous leurs épaisses toisons. La nouvelle fraîcheur des matins fait passer les joues au rouge vif. Les écharpes ressorties s’enroulent, épaisses, autour des cous.
Les pas se font plus amples pour arriver vite au logis. Les parapluies secoués, on s’engouffre dans l’abri. Le feu de bois crépite dans l’âtre. Ah ! on l’aime ce bel automne, Enfoncé dans son fauteuil près des bûches bien au chaud.
Après "Nicolas à l'Elysée" Voilà "Nicolas en Prison". L'hyperprésident Nicolas premier, "L'illustre N" moderne est embastillé.
Comme beaucoup "d'innocents", Il est tout bonnement déclaré coupable. C'est l'histoire de l'arroseur arrosé. Le Garde des Sots veut lui rendre visite. Avec son fan club, il vitupère contre cette loi "injuste", Celle qui l'envoie en Santé. Elle a simplement été votée sous sa présidence. Lui qui voulait tant réprimer toute cette "racaille". Après Marine, c'est amusant de voir La mise en œuvre de cette loi "efficace".
Ouf ! Le représumé innocent va vite être libéré. Bientôt il aura un nouveau procès en Appel. La justice très indépendante suit son cours.
Au départ la souffrance, profonde, répétitive. l’expertise médicale vient prendre la main. Dans le sommeil factice, la guérison s’active. Au réveil lentement une douleur se ravive.
De retour au domicile on se pense guéri. On espère la tranquillité, on oublie la cicatrice. Sous le pansement les fils tirent, les chairs se lient. Difficile d’aimer ces douleurs réparatrices.
Les soins suivent avec les sommeils récupérateurs. Enfin des doigts agiles enlèvent les fils. Le temps passe, la guérison ramène le bonheur. Au final, pas de regret pour cette chirurgie habile.
Oh qu’il est puissant ! Depuis des années, il sait. Mais là, un coup de vent et la foudre dévie. Tel un boomerang elle lui retombe sur le nez Par le caprice d’un figurant de tragicomédie
D’un coup le marionnettiste a perdu ses fils. La poupée libérée prend ses libertés sans attendre, Sans scénario, la troupe de l’hyperprésident se défile. Les spectateurs prennent le contrôle sans surprendre.